Revues de presse
Photo © Jenny Gorman
Le claveciniste Kenneth Weiss a interprété 'L'art de la fugue' au Petit Palau
“Devant une salle comble, Weiss s'adressa à l'auditoire pour expliquer que L'Art de la fugue représente le summum de l'écriture contrapuntique... À travers les quatorze contrepoints qui composent L'Art de la fugue, Weiss démontra non seulement sa magnifique virtuosité au clavecin, mais aussi, peu à peu, créa une intense atmosphère d'introspection, nous plongeant dans cette musique hypnotique tout en nous coupant du monde extérieur… L'Art de la fugue est une œuvre malheureusement rare à entendre en concert, et c'est pourquoi nous apprécions d'autant plus l'exploit de Weiss, qui nous a offert l'une des pièces les plus complexes et abstraites du maître allemand, dans une interprétation lumineuse et riche en idées… Le public, dévoué et extrêmement attentif, après un silence sépulcral durant le concert, a éclaté en applaudissements enthousiastes pour Weiss, pour une performance imposante.”
06/11/2025
Redonner vie à la voix de Bach — Les « Variations Goldberg » de Kenneth Weiss
“Weiss possède une dextérité hors pair, mais il comprend que le rôle premier d’une telle virtuosité, appliquée au clavecin, est de peindre des couleurs et de créer des gestes expressifs… Son interprétation était en effet d’une richesse incroyable, démontrant que l’instrument auquel il était initialement destiné, dont les ressources semblent limitées comparées à celles du piano, de l’ensemble de chambre, voire de l’orchestre, peut être un vecteur de communication d’une palette d’émotions, de couleurs, de drames et d’humour encore plus vaste.”
The Berkshire Bach Society
24 septembre 2025
“Les organisateurs de ce festival audacieux ont réalisé un véritable coup de maître cette année en programmant un second et dernier concert en Espagne pour Kenneth Weiss, le célèbre spécialiste des œuvres de Bach au clavier, après son passage à Barcelone… Kenneth Weiss connaît les œuvres pour clavier de Bach comme peu d'autres, et il l'a démontré lors d'un concert qui restera gravé dans les mémoires… La clarté de son phrasé, soutenue par un doigté et un toucher impeccables, nous permet de suivre les voix intermédiaires avec précision… Pour l'ultime instant, cette triple fugue où Bach appose sa signature, le claveciniste new-yorkais, qui avait déjà captivé un public resté immobile pendant près d'une heure et demie, déploya lentement, délibérément, méditativement les voix, avec un bref silence avant l'apparition du second thème, et phrasé avec une ferveur quasi religieuse ce si bémol-la-do-si après quoi l'abîme du silence s'ouvre, laissant la dernière note en suspens, interrompue. Le public tarda à applaudir, tant la communion était profonde grâce au claveciniste exceptionnel. Chacun, à sa manière, avait percé le secret enfoui par Bach.”
Badajoz. 42nd Iberian Music Festival
08/06/2025
La profondeur de Bach entre les mains expertes de Kenneth Weiss
“Les moments les plus marquants, empreints de lyrisme et où Weiss utilisait les claviers séparément, résidaient dans l'interprétation de certains canons. Il y déployait une vision plus délicate et nuancée que la rigueur et la virtuosité des premiers contrepoints. Il convient de souligner tout particulièrement l'interprétation du Canon alla decima et du Canon alla ottava, caractérisée par une grande finesse de phrasé et une sensibilité à la fois intime et subtile, tirant pleinement parti des timbres de cet instrument exceptionnel… Weiss a une fois de plus démontré son excellence technique dans son interprétation de cette œuvre fondamentale, une performance qui alliait la rigueur musicale d'un ancien élève de Leonhardt à son remarquable talent pour insuffler à cette œuvre abstraite et d'une grande beauté spirituelle une expressivité et une richesse musicale exceptionnelles…”
L’Art de la Fugue, Festival de Musique Ancienne d’Aranjuez
23/11/2023
Kenneth Weiss, l'Art de la fugue, Diapason d'Or, Mars 2023
"Réalisant un véritable tour de force, Weiss déroule L'Art de la fugue comme une histoire... et fait pénétrer les passions, sans jamais rogner sur la rigueur dans la conduite des voix. L'architecture est maîtrisée, magnifiée par l'impulsion vitale qui la traverse... cet Art de la fugue selon Kenneth Weiss, par la clarté de ses idées, son engagement, sa sensibilité, se fait une place parmi les sommets de la discographie."
Jean-Christophe Pucek
Bach - l'Art de la Fugue, CD chez Paraty, revue par Manuel de Lara Ruiz, Madrid, mai 2022
“L'interprétation de Kenneth Weiss est si belle et si naturelle que l'on en vient à oublier l'interprète pour se concentrer uniquement sur le flux constant de la sonorité hypnotique de cette apothéose contrapuntique. Cependant, pour arriver à ce résultat, Weiss déploie une technique impressionnante, avec une maîtrise du tempo, du rythme, dans l'articulation des notes, dans la coordination des mains sur les deux claviers et dans l’expression des voix polyphoniques, grâce auxquelles il atteint cette dimension, tellement naturelle et profonde. Bien que Weiss chérisse la sobriété de son professeur, Leonhardt, il le surpasse largement en technique et en musicalité.”
SCARLATTI 555 : LA FOLLE AVENTURE DU FESTIVAL DE RADIO FRANCE OCCITANIE MONTPELLIER
"Kenneth Weiss les joue (17 sonates de Scarlatti) sans pause ni applaudissement, dans une concentration maximale et une tenue de clavier irréprochable. On pense à son maître Gustav Leonhardt en écoutant le claveciniste, dont on apprécie la même fidélité au texte, l’énergie dans le jeu et une certaine gravité dans l’interprétation, qui ne nuit nullement à la brillance digitale et à la singularité de l’écriture du maître napolitain. Kenneth Weiss n’utilise que le clavier inférieur et le seize pieds – virtuosité oblige – cherchant davantage l’homogénéité du toucher et une certaine jubilation sonore dans l’enchaînement de ces dix-sept sonates éblouissantes."
Le 21 juillet 2018 par Michèle Tosi
Classica, juin 2014, Philippe Venturini
Bach sur Ordonnance
"Un Prélude et Fugue par jour apaise les tensions existentielles" prescrit Kenneth Weiss en médecin avisé. N'hésitons pas à le consulter. Régulièrement.
"...le rayonnement d'une lecture les plus solaires de la discographie... le plus sensibles des discours. Dès le fameux Prélude N°1 du Livre I, Kenneth Weiss dévoile son jeu : celui de la modestie comme il l'annonce dans son texte mais aussi de la lisibilité polyphonique (jamais de registrations chargées), de la fluidité des phrasés et de la souplesse du tempo. Ainsi n'hésite-t-il à faire attendre un premier temps pour signaler une modulation ou une carrure. Jamais mécanique (le tournoiement obstiné des doubles croches du Prélude n°2), souvent primesautier (les sauts réguliers des croches de la main gauche du Prélude n°5), parfois hâbleur avec des airs de Scarlatti (Prélude n°5, Livre II) mais aussi capable de gravité sans pourtant traîner les pieds (Fugue n°8, Livre II), Kenneth Weiss convainc toujours des effets positifs de cette oeuvre."
DIAPASON, juin 2014, Philippe Ramin
"Les interprètes maîtrisant la totalité du Clavier bien tempéré ne sont pas légion... Kenneth Weiss joue le très beau Ruckers-Taskin conservé au Musée de la musique... et fonde la palette sur la profondeur des résonances et l'éclat des couleurs... Peu d'interprètes ont su à ce point en explorer le timbre si prenant. Dans le Livre I, on est frappé par la clarté du dessin, l'évidence des tempos qui privilégient l'expressivité, même dans les Toccatas introductives... une saine logique guide les fugues, à la fois lisibles et merveilleusement chantantes. Pari gagné. La caractérisation est décidée, le toucher toujours moelleux et d'une fine éloquence.
"Ce naturel de la projection rend les préludes délicats (Mi bémol mineur, Fa mineur) éminemment émouvants et les fugues archaïsantes d'une tranquille beauté... Weiss préfère exploiter les résonances de son instrument en prêtant une extrême attention aux équilibres des tessitures. Ainsi le Prélude en do dièse majeur déroule ses figures luthées dans une atmosphère rêveuse mais bien ancrée sur la basse, le thème bondissant de la Fugue en ré majeur exploite la vie de la note plutôt que son attaque et rend le contrepoint souple et expressif."
The New York Times, 26 Septembre 2011, récital 'A Cleare Day' dans la série 'Musique Before 1800', Allan Kozinn
"...ses concerts à la fois comme continuiste au sein du Juilliard Baroque ou encore en récital, furent autant frappants qu'édifiants : tout particulièrement sa spectaculaire traversée des Variations Golberg de Bach en janvier... La clarté et l'intensité apportés par Mr Weiss à ses interprètations mettent en relief l'ingéniosité de ces compositeurs... Mr Weiss a joué avec un sens du phrasé si gracieux qu'il a transformé ces pièces de danses en oeuvres de concert à part entière."
Diapason, juin 2011, Philippe Ramin
"Enregistré en concert, et superbement, le disque témoigne des subtilités remarquables du toucher et du phrasé. Fort d'une admirable stabilité rythmique, Weiss maîtrise la pure virtuosité et jette un éclariage nouveau, presque orchestral, sur les polyphonies complexes. Il transcende les interminables volutes et les carrures harmoniques en objets sonores hypnotiques... Lecture puissamment imaginative d'un artiste arrivé au faîte de ses moyens." CD 'A Cleare Day' SR111
Midi Libre, avril 2011, Michèle Fizaine
"Kenneth Weiss éclaire chaque intention, fait jaillir des cascades de notes, mêle galanterie brillante et profond bonheur. Du grand art."CD 'A Cleare Day' SR111
Le Monde - 5 janvier 2002 - Renaud Machart
"Ce jeune claveciniste américain… livre une somme en attaquant à un sommet de la littérature pour clavier… Sa manière calme, sereine, souple d'aborder ces suites de danses est d'une magnifique noblesse. ["Sarabande" de la Partita n°6] Dans cette pièce maîtresse, Weiss semble improviser sans amollir la colonne vertébrale de cette élégie supérieurement écrite. On aime aussi ses allemandes au rubato accentué mais du goût le plus parfait, et son ouverture de la Partita n°4, d'une droiture impeccable."
Diapason - novembre 2001 - Jean-Luc Macia
"Kenneth Weiss est un musicien brillant, racé, inventif, à qui l’on doit entre autres d’excellentes Goldberg… (Dans les 6 Partitas) Weiss y fait montre d’un jeu délié, d’une vigueur du geste et d’un sens poétique qui forcent l’estime. … sa virtuosité débridée mais toujours domptée atteste les qualités d’un musicien-né, doté de moyens expressifs indéniables."
Le Temps - Genève - 6 octobre 2001- Julian Sykes
"C’est un Bach qui s’étire, s'épanche, ose des ralentis inattendus et explore des territoires nouveaux,… les premières (Partitas), d’une poésie rare. La 4e explose en un feu d’artifice de couleurs …, la 6 e atteint des sommets d’inspirations."
Zurban - Alain Cochard - décembre 2003
"Tirées de Dardanus, Pygmalion et des Indes Galantes, ces transcriptions pour clavecin mêlent tendresse et irrésistible vitalité. Kenneth Weiss en fait son miel avec la franchise, la finesse et l’absence d’affectation qui le distinguents. Un cadeau idéal pour les amateurs de clavecin !"
Nouvel Observateur - Jacques Drillon - octobre 2001
"Cela médite, cela rêve, mais cela est contrôlé d’une main ferme. Pouvait-on imaginer, il y a dix ans seulement, que l’on donnerait de Bach une image aussi expressive, aussi expressionniste, aussi dégagée, aussi flexible ?"
Télégramme de Brest - Dominique Cresson - octobre 2001
"… dans l'univers feutré du Petit Théâtre du Quartz, le claveciniste américain a transcendé une œuvre aux contours rigides… Ces suites pour clavier r p;eacute;pondant aux critères du goût 'grand public', interpellent l'auditeur contemporain dans leur universalité. Le public amateur de cette soirée ne s'est d'ailleurs pas trompé. Et la qualité du silence dans l'assistance en disant long sur le charme opéré...Kenneth Weiss… ajoute à la technicité et à la sobriété des ces grands interprêtes (Leonhardt, Gould), un raffinement, une joie et une sensualité qu'on a peu l'habitude d'associer au clavecin."